Christian Martin trace la route à suivre
Le tennis de table français est quasiment au point mort. La fédération n'a pas eu besoin de dresser un énorme cahier des charges pour arriver à son constat. Après la période dorée des Gatien, Chila, Legoût ou autre Eloi, plus rien. Ou pas grand'chose. C'est pouquoi il fallait trouver une solution. Et les plus hautes instances du tennis de table français se sont tournées vers Christian Martin. Ancien entraîneur national, il a été mandaté par la fédération pour remettre de l'ordre dans l'échiquier mondial de la petite balle blanche : « La France n'est pas à sa place en ce moment. Nous avions une génération très forte, qui a peut-être découragé les autres derrière eux. Les jeunes d'aujourd'hui n'ont plus les yeux qui brillent. »
Pour ce faire, il a établi un classeur, « La route du haut-niveau ». Son contenu est simple : « En gros, c'est comment faire pour former des joueurs capables de ramener la France vers les sommets. Mais cela se tourne vers une nouvelle approche, un changement dans la mentalité de l'enseignement. »
Ce remaniement axé sur la philosophie de l'entraînement est concentré sur les plus jeunes joueurs, les 6-12 ans : « Nous devons leur apprendre à cultiver autre chose que la technique. Il faut cultiver le côté malin ». Alors depuis un an, Christian Martin sillonne la France, à la rencontre des éducateurs : « Dès qu'on me sollicite, je me présente. Pendant sept ans, il n'y avait quasiment aucune communication entre la fédération et les clubs. Or, le vivier de joueurs se situe en bas de l'échelle. On commence maintenant à entretenir de bonnes relations. Et on est très optimistes pour le futur ». Et grâce à son classeur diffusé à tous les clubs de tennis de table, Christian Martin espère bien aplanir ce creux sportif que la France connaît en ce moment, et qui risque d'être son quotidien pour quelques années : « On aide les clubs et on travaille avec eux pour que le niveau progresse. On espère obtenir de bons résultats d'ici 7-8 ans ».
Source : L'Alsace - 20 Décembre 2003

























