« La balle est dans votre camp »
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Champion de France à 17 reprises, 7 fois champion d'Europe et une fois champion du monde : le palmarès de Jacques Secretin parle pour lui. Ce qui ne l'empêche pas de... causer aux jeunes sans langue de bois, dans un style direct, précis et chaleureux.
C'était le cas hier au gymnase Brustlein où le célèbre pongiste venait à l'invitation du service des sports de la Ville de Mulhouse en partenariat avec la Fédération française de tennis de table. Une soixantaine de jeunes de 12 à 15 ans - du collège Villon, du CS Brustlein, de l'Afsco, du collège Bel Air et du CS Wagner - ont participé toute la journée à une vaste compétition de tennis de table sous l'oeil forcément expert de Jacques Secretin.
Un champion au contact
« Cette manifestation est organisée dans le cadre du sport de proximité. Elle vise à inciter les jeunes à pratiquer le tennis de table. C'est un sport moins populaire que le football, mais il attire plus d'adolescents qu'on ne pense, a expliqué Hélène Lacroix, directrice-adjointe du service des sports de la Ville, en compagnie d'Anne-Catherine Chevalier, responsable des animations au dit service. Et la rencontre avec Jacques Secretin ne peut qu'être valorisante pour ce sport qui est facile d'accès et ne requiert pas un grand terrain. C'est aussi un sport convivial pour lequel on prend vite du plaisir. »
Après le mot de bienvenue d'Hélène Lacroix, Jacques Secretin a pris la parole. Rapidement, les jeunes ont senti qu'il sait leur parler, qu'il a le contact, qu'il est direct et franc. « Quand j'étais gamin, je préférais le foot, mais j'ai choisi le ping-pong car je voyageais déjà grâce à lui et les voyages m'attiraient. J'ai dû faire une dizaine de fois le tour du monde grâce au tennis de table que je pratique depuis l'âge de 4/5 ans. »
« La rue n'est pas facile »
L'entraîneur national a fait état de ses interventions dans les prisons - dont celle de Mulhouse en 2004. « Vous savez, je vois beaucoup de mineurs derrière les barreaux, et pas mal qui ont touché à la drogue. Je sais que l'école n'est pas facile, que la rue n'est pas facile non plus. Tout le monde peut faire des bêtises. Mais quand on passe aux grosses bêtises, on se retrouve en prison. Et là, l'engrenage est terrible : c'est très dur de s'en sortir. »
Jacques Secretin de conclure, en envoyant la balle dans le camp des ados : « Le sport peut vous aider à éviter tout ça. Et on va voir aujourd'hui ce qu'on peut faire avec cette petite balle en celluloïd ! »
Dernières Nouvelles D'Alsace, Jeudi 12 Mai 2005 - PmGallais


























