Le maintien d'abord
![]() La Mulhousienne Laure Bertrand (Photo DNA) |
OBJECTIFS. - La poule est jugée difficile, Mulhouse aurait pu mieux tomber. La première tâche sera de se maintenir, ensuite seulement, dans un second temps, il sera question de viser le haut du tableau. Le MTT ne fait que remonter en N1 après un purgatoire de quelques mois, l'équipe veut prendre le temps de savourer son retour parmi l'élite avant d'envisager humer l'air du dessus.
Danger permanent
« Toutes les équipes se sont renforcées, constate Claude Bauer, le capitaine. Je pense que nous avons hérité du groupe le plus dur. Tout le monde se vaut plus ou moins, ce sera homogène et chaque match peut s'avérer un danger. Il faudra vraiment se battre, être combatif. La valeur d'une formation ne suffit pas s'il n'y a pas de motivation suffisante derrière. » Rien n'est joué.
L'ÉQUIPE. - Vanessa Curtet (n°78) revient après quelques saisons à Tours (N2). Actuellement elle ne joue pas, prise par un stage professionnel, la Chinoise Xiantong Liu (25) la remplace. D'ici un mois, Mulhouse devrait être au complet, avec Myriam Curtet (n°93), Laetitia Zuddas (n°155), Laure Bertrand (n°157) et Jennifer Courtois (40), plus Anne Lindecker (n°129) « si nécessaire ».
« Elles sont jeunes mais ont aussi de l'expérience, selon Claude Bauer. Ce n'est pas un groupe qui baisse le bras mais peut se montrer fragile parfois, avoir des doutes. A elles de se montrer conquérantes. » Le capitaine mise aussi beaucoup sur l'ambiance au sein d'un groupe qui a connu la relégation l'an dernier et se réjouit d'être remonté aussi vite, dans un bel élan solidaire.
VANESSA CURTET. - L'enfant de Mulhouse est de retour après une aventure sans lendemain à Tours. En partant dans le Centre, elle espérait donner un coup d'accélérateur à une carrière barrée par un renvoir de l'Insep. Malgré son jeune âge, la demoiselle est bourrée de talent et peut faire valoir une solide expérience au haut niveau. Son classement (n°78) reste fort honorable, c'est le meilleur au MTT. Avec elle, ce n'est hélas pas toujours une assurance.
« Elle peut être très forte si elle est dans un jour qui lui convient et qu'elle est motivée, raconte un Claude Bauer qui la connaît bien pour l'avoir encadrée durant de longues années. Par contre, quand elle n'est pas bien, rien ne va plus. Avec elle on ne sait jamais à l'avance, elle reste fragile. Elle est partie à Tours avec des ambitions, elle y a joué en N2, ce n'est pas digne de son niveau. »
Serge Bastide - Dernières Nouvelles d'Alsace - Vendredi 30 septembre 2005


























