La voie de la professionnalisation
![]() (Photo Klug) |
Trois clubs en Nationale 1 - MJC Colmar, Mulhouse TT, Saint-Louis -, un nombre de licenciés qui retrouve une courbe en hausse - 4492 contre 4177 -, l'Alsace du « ping » se porte bien. On peut y ajouter les titres de champion de France par équipes côtés minimes garçons et cadettes, l'or individuel du jeune Florian Haushalter pour embellir l'image de bonne santé de la discipline.
L'exemple du football
A la ligue on voit au-delà, on vise mieux, à prolonger cette idée de progression qui s'installe, à gommer ces failles qui apparaissent ici et là. Ainsi, il est bien beau de former des jeunes, les installer sur les podiums, encore faut-il les garder dans des clubs alsaciens une fois qu'ils passent seniors. « Depuis dix ans, tous les meilleurs sont partis », constate Gilles Erb, président de la commission technique. Le président, Bernard Simonin, et son comité ont prévu une politique qu'ils espèrent plus efficace. Elle prévoit de proposer, d'ici deux ans, la création d'un comité d'Alsace pour remplacer l'organisation actuelle Haut-Rhin - Bas-Rhin. « Cela se fait dans le football, explique-t-il. La région est petite, pour plus d'efficacité un seul lieu de décision sera plus simple. Les départements auront des commissions de gestion. »
Des craintes
Pour aider les clubs dans leur quotidien, la LATT est engagée dans une voie de « professionnalisation » pour des postes d'entraîneur. En plus du conseiller technique fédérale, deux et demi existent et sont gérés directement par la Ligue, deux autres oeuvrent dans le Bas-Rhin, au service du comité départemental. « Nous aurons besoin de deux cadres techniques supplémentaires. » Pour des missions temporaires ou ponctuelles, des rassemblements, ils viennent renforcer l'action des clubs. Cette démarche existe déjà ailleurs mais ici la proportion est plus importante. C'est l'avenir, même si elle n'est pas du goût de tous. Ainsi, le représentant du CROSA, Georges Meyer, parle d'une « professionnalisation au détriment des bénévoles ». « Le dire est un peu excessif », estime Bernard Simonin.
« Rester efficace »
« C'est indispensable pour aider les bénévoles, poursuit-il. Nos entraîneurs et agents de développement sont là de manière intermittente, ils sont mis à disposition des clubs qui en ont besoin. Le gros défaut : certains considèrent ces actions comme de l'assistanat. Nous sommes là pour apporter un coup de main, proposer des solutions, nous formons. Il n'est pas question d'aller au-delà. » Ainsi, il prévient, calme d'éventuelles inquiétudes : « La professionnalisation n'ira pas jusqu'au président. » La Ligue reste la maison des élus, les « pros » ne sont là que pour apporter leur temps plein et leurs compétences. D'autant que le bénévolat souffre de motivation. « De plus en plus de pratiquants sont de moins en moins motivés, il nous faut être armés pour rester efficace à l'avenir. »
S.Ba. - DNA - Lundi 11 septembre 2006


























