Contrat rempli pour les Bleus

Avec trois médailles dont une en or pour Marie Migot, la France a réalisé de bons EMC.
Au terme de cette cinquième cuvée des Euro Mini Champ’s, Jean Denis Constant peut sourire. Le millésime français de cette année est bon. « Les objectifs sont atteints avec trois médailles sur douze possibles », glisse le technicien. Trois médailles françaises mais malheureusement aucune alsacienne. Après l’élimination de Joé Seyfried en 8es de finale samedi, Can Akkazu et Solène Haushalter ont échoué en quarts. « A l’image de Joé, Can s’était mis une grosse pression en voulant absolument gagner à domicile. Ils n’ont pensé tout les deux qu’à gagner alors qu’il fallait jouer », analyse Constant. « C’est vrai que j’étais stressé », confirme Akkazu. Mais le Schilickois a su rebondir après son élimination face au Portoricain Brian Afanador pour prendre une belle 5e place. « Cette catégorie des garçons nés en 1997 est la seule où l’on peut avoir quelques regrets », précise Constant. Absents du podium, les Français ont réalisé un joli tir groupé en trustant les accessits avec, outre Akkazu, la 4e place de Louis Welschbillig et le 6e rang pris par Victor Peru.
Solène Haushalter un peu triste
De son côté, Solène Haushalter a vu ses rêves de doublé historique s’envoler au terme d’une défaite en cinq set acharnés face à la Polonaise Natalia Bajor. « J’ai fait quelques fautes, elle était plus en réussite, je suis un peu triste », souffle l’Alsacienne. « Solène a beaucoup grandi en deux mois et du coup, elle perdu des repères de stabilité technique », pondère Constant. « Pour autant, il faut se féliciter de la grande présence qualitative, notamment chez les filles. » Et surtout chez celle nées en 1998, avec trois Françaises présentes dans le dernier carré pour finalement deux médailles, le bronze pour Audrey Zarif et l’or pour Marie Migot. Le suspense n’a pas été l’ingrédient majeur dans le tableau des 1997. Accroché dans le premier set, le Polonais Patryk Zatowka a fini par prendre la mesure du petit Américain Charles Deng alors que la Russe Anastasya Mochalova s’est baladée face à la Polonaise Natalia Bajor. La palme de la finale la plus accrochée aux garçons nés en 1998. Le Danois Anders Lind, après avoir sauvé dans un silence de cathédrale une balle de match, a eu les nerfs plus solides que l’Autrichien Andreas Levenko pour s’imposer finalement 18-16 dans l’ultime manche. Le tout sous l’oeil expert de Jean Philippe Gatien le parrain de l’épreuve.
Jonathan Lange - Édition du Lundi 31 août 2009 - Dernières Nouvelles d’Alsace
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photos (Pascale Clément)

























