Mulhouse s'est fait sa place

Invité de dernière minute et Petit Poucet de Pro B, Mulhouse a relevé le défi en assurant son maintien parmi l'élite. Les Mulhousiennes devront s'appuyer sur cette saison riche en enseignements pour continuer à progresser et se maintenir plus sereinement lors du prochain exercice.
Après une première phase de découverte, les protégées de l'entraîneur Norbert Desquiens ont trouvé leur rythme de croisière pour finir sur une excellente impression. Elles n'ont en effet chuté qu'une seule fois, face à l'ogre messin, lors des neuf dernières journées. « Nous sommes satisfaites par notre huitième place, synonyme de maintien », reconnaît Adeline Lengert.
Les progrès de Lengert
« Cela s'est joué jusqu'au bout et nous avons dû nous battre sur tous les matchs. Des situations défavorables? comme les forfaits de certaines équipes ou notre premier match contre Metz? nous ont encore compliqué la tâche. L'essentiel est de s'en être sorti car sur le papier, nous étions les plus faibles. » A l'orée de la saison, Mulhouse avait le profil d'un relégable en puissance? mais les dirigeants mulhousiens ont eu le nez creux en recrutant la Chinoise Mei Wu, qui affiche un bilan de seize victoires pour quatre défaites. « Elle a fait preuve d'un professionnalisme remarquable », souligne le président? Dominique Bertrand. La chef de file haut-rhinoise a montré la voie à ses coéquipières. « L'investissement d'Adeline (Lengert) et des autres filles est aussi une satisfaction », poursuit-il. L'ancienne internationale jeunes a montré de grands progrès au cours de la saison et sa première victoire contre Serris lui a servi de déclic. « J'ai réussi à prendre confiance et à installer mon jeu pour réaliser sept "perfs" en deuxième phase », explique la 132e joueuse hexagonale. « Je suis très contente d'avoir contribué au maintien alors que j'étais l'une des plus mal classées du championnat. » Au rayon des relatives déceptions, on trouve le cas Svobodova. Après plusieurs années à Weil-am-Rhein, où elle jouissait du statut de n° 1, la Tchèque (n° 102) s'est heurtée à un niveau plus élevé en France. Elle a alterné le meilleur et le pire. « Avec plus d'investissement de sa part, elle devrait pouvoir évoluer 20 à 30 places au-dessus de son classement actuel », assure le président mulhousien, qui regrette aussi « de ne pas avoir fait davantage tourner l'effectif ». Dans l'optique du maintien, était-ce seulement possible ? Cela a en tout cas créé des frustrations. « L'ambiance au sein du groupe s'en est ressenti », concède-t-il. Mulhouse vise à se renforcer pour « continuer l'aventure en Pro B » et devrait pouvoir compter sur la venue de la Galloise Naomi Owen (n° 82). Par contre, Stéphanie Schaeffer (n° 170), qui entame des études en médecine, n'en sera plus. Le club mulhousien a aussi enregistré un départ, pour le moins surprenant, puisque l'espoir Solène Haushalter retourne à Schiltigheim. La voie vers le haut niveau lui semblait tracée du côté de la cité du Bollwerk, mais la prometteuse pongiste a fait le choix d'évoluer en pré-nationale de zone, au cinquième échelon national. La volonté du président Bertrand d'avoir ses deux premières équipes féminines proches en championnat (Pro B-N1) n'en est pas altérée. « Nous allons renforcer le groupe pour continuer à progresser et faciliter la transition entre les deux équipes », conclut-il.
DNA - 20 juin 2010 - Photo Strosser

























